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Peinture huile

La peinture à l'huile est un médium à peindre, qui utilise un mélange de pigments et d’huile siccative, permettant d'obtenir une pâte plus ou moins consistante. L'huile utilisée est généralement l’huile de lin ou l’huile d’oeuillette.

La peinture à l'huile sèche plus lentement que la peinture acrylique et permet de mieux mélanger les couleurs ou de récupérer plus facilement un défaut.

Ce que l'on appelle séchage, est en réalité une oxydation de l'huile qui durcit, sans changer l'aspect de l'œuvre, et en quelque sorte, emprisonne les pigments et permet la conservation de la peinture.

Il est également possible d'obtenir des effets de matière ou de reliefs avec une pâte assez consistante. L'utilisation d’une spatule appelée aussi couteau permet par exemple d'obtenir du relief et d'augmenter ainsi la matière de l'œuvre.

La technique est restée longtemps immuable : le peintre dessinait sur la toile du tableau ou sur le panneau de cuivre ou de bois préparé, peignait en grisaille, en couche mince, sur ce dessin, en donnant l'effet de lumière par le jeu des ombres et des reflets, puis, une fois cette première couche bien sèche, la recouvrait de glacis teintés, transparentes, donnant la coloration. Le tout formait une surface bien unie, comme une toile cirée. Puis les audacieux osèrent accentuer les lumières en leur donnant une épaisseur, ce procédé devint général, et de nouvelles techniques sont nées, peinture en pleine pâte, par touches séparées, avec ou sans ébauche préparatoire, les théories de Chevreul, les découvertes des physiciens créèrent un mouvement d'où est sorti le pointillisme, avec la décomposition de chaque ton en tons primaires, comme celle de la lumière solaire par le prisme en spectre coloré. Des techniques nombreuses, des théories, des écoles ont vu le jour et il en naît constamment de nouvelles.

Pour le débutant qui ne sait rien, il vaut mieux apprendre une technique assez simple, qui permet de peindre ce qu'on voit, comme on le voit, et qui pourra, par la suite, être abandonnée et remplacée par une autre plus conforme au goût, au tempérament et à la créativité de l'artiste.

La peinture à l'huile peut aussi se fabriquer chez soi. Compte tenu du prix auquel elle est vendue dans le commerce, cette technique peut s'avérer très intéressante pour des débutants ou des fonds à faire sur des grandes toiles. Il faut pour cela utiliser des pigments de couleur spéciaux, mélangés à des ingrédients de cuisine (farine, vinaigre, jaunes d'œufs, fromage blanc, miel... selon les recettes). Il vaut généralement mieux utiliser cette peinture sur des supports rigides, type toile cartonnée, bois, contreplaqué, etc.

La peinture à l'huile, telle que l'ont inventée les Hollandais – dont Jan van Eyck, repose sur des principes simplifiés par les progrès de la technique. Il n'est plus nécessaire de tout faire à la main, depuis la préparation des supports jusqu'au mélange des couleurs, ni d'effectuer un tour du monde et en rapporter des produits de base ; enfin nul n'est besoin de torturer un maître d'atelier pour en extraire quelque secret. Les manuels sont très didactiques et les marchands de couleurs parfaitement documentés.

Le liant relie comme son nom le laisse supposer, les éléments colorés entre eux - appelés pigments. En ce cas il est à base d'huile de lin purifiée. On peut améliorer la pâte avec des résines.

Le médium rend cette pâte initiale plus malléable et donc plus facile à étaler. Il est à base d'huile que l'on appelle « gras » et d'essence que l'on dira « maigre » par opposition. En effet, l'huile de lin est beaucoup plus grasse que l’essence de térébenthine rectifiée. Si on utilise l'huile d'oeillette et l’essence de pétrole, le décalage est le même.

La tradition veut que l'on commence par définir un support propre et adéquat, qui varie du papier à la toile de lin, dûment apprêtée à l'acrylique ou au fameux Gesso, et que l'on nourrisse ce support de couches successives au fur et à mesure qu'elles sèchent. Et plus on avance, plus les couches sont grasses. L'explication en est très simple. Les couches maigres mettent moins de temps à sécher définitivement. Elles entreraient en conflit avec les précédentes si elles étaient plus grasses parce qu'elles traîneraient à se rétracter à leur tour, d'où un phénomène variant entre la peau d'orange et celle du reptile au cours de la mue... À éviter, selon les traditions.


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